RISQUE ÉCONOMIQUE :
La grippe aviaire en Europe, telle que l'on a pu l'apprendre il y a peu dans un élevage d'oies en Hongrie, et aujourd'hui dans un élevage en Angleterre, ne présente qu'un seul risque: soit un risque économique.
Un pays atteint, tel la Hongrie par exemple, se voit pénalisé par un embargo économique pas vraiment justifié. Il en va de même, lors de la découverte d'un ou plusieurs oiseaux sauvages atteints par le H5N1 dans un pays, le seul risque est économique, par contamination éventuelle d'élevage.
La crainte d'un embargo économique (ou "touristique" injustifié), peut conduire certains pays à cacher des foyers d'épizootie naissants.
Cette pénalisation par embargo à l'encontre d'un pays, peut s'étendre à d'autres pays européens, car les populations mal informées, se gavent de nouvelles gonflées médiatiquement par les journaux parlés et télévisés, pour finalement s'abstenir (par manque de formation pour comprendre l'information), de consommer de la volaille.
POUR RAPPEL :
L'OMS recommande de ne consommer que de la viande de poulet bien cuite et rappelle que la volaille et les oeufs bien cuits ne présentent aucun risque de grippe aviaire pour le consommateur. « L'abattage à domicile et la manipulation d'oiseaux malades ou morts avant cuisson présentent le plus grand risque d'exposition au virus H5N1 de la grippe aviaire ».
RISQUE DE CAS HUMAINS
Risques de cas humains pouvant conduire éventuellement à une épidémie, et au pire à une pandémie ?
Ce risque n'existe que dans les pays à faibles revenus, où les habitants privés de frigos ou de congélateurs, sont obligés d'entretenir un élevage domestique aux alentours de leur habitation.
Si des volailles sont contaminées par le virus, leurs propriétaires risquent de contracter le virus au moment de l'abattage et de la plumaison de celle-ci.
Également, un abattage des volailles contaminées,dans une région d'épizootie, et cela sans protection, (masques, combinaisons, lunettes gants), peut conduire à l'éclosion de cas humains. Cela s'est produit au début de l'année 2006 en Turquie, lorsque des enfants couraient derrière des volailles malades pour les attraper, et ainsi participer maladroitement et dangereusement à leur élimination.
CONCLUSION :
1) en Europe où il y a la possibilité de conservation des aliments par la chaine du froid, le seul risque est économique.
2) Dans les pays où la grippe aviaire est endémique (permanente), et où les habitants ne bénéficient pas de moyens de conservation des aliments, le risque de cas humains est possible.
QUOI FAIRE ALORS ?
1) Population : Consommer normalement de la volaille bien cuite sans crainte, et ne pas s'exciter lorsque le bruit amplifié des sirènes médiatiques se fait entendre .
2) Responsables d'un pays :
a) Dans les pays à risques : déclarer au plus vite à l'OMS, les cas humains pour identifier et circonscrire une épidémie débutante.
b) Et pour tous les pays : continuer à se préparer au mieux de leurs moyens, à une éventuelle pandémie.

Demain soir: les points importants de la semaine écoulée




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